Rachat du premier né
Comme tout prémice, le premier-né mâle appartient
à D. et la torah ordonne au père son rachat au Cohen,
représentant de D. Cette cérémonie du rachat,
appelée Pidyone Haben doit avoir lieu un mois après
la naissance du premier-né, exactement le 31ème jour.
Si le 31ème jour tombe un chabbat ou un Yom Tov, le Pidyone
aura lieu le lendemain, s'il tombe 'Hol Hamoed, le Pidyone aura lieu
normalement. Si le 31ème jour est une de Taanit, jeûne
collectif, la cérémonie aura lieu ce même jour
mais le repas qui l'accompagne sera reporté au soir, à
l'issue du Taanit.
Le Pidyone ne s'applique qu'à un premier-né de la
mère et non pas à un premier-né du père
qui ne serait pas premier-né de la mère.
Un veuf qui se remarie avec une femme sans enfants, même
s'il a déjà fait Pidyone du premier-né de sa
première femme, fait de nouveau le Pidyone du premier-né
de sa deuxième femme, car celui-ci est le premier-né
de la mère.
Un homme qui épouse une femme divorcée ou veuve,
et a avec elle son premier fils, ne fera pas de Pidyone si sa femme
a déjà eu un fils de son premier mari.
On ne fait Pidyone que si l'aîné est venu au monde
par un accouchement normal et non par une césarienne. On
n'effectue pas le Pidyone si avant la naissance de son premier-né,
la femme aurait fait une fausse-couche, à moins que le ftus
n'aurait pas encore atteint le 40ème jour depuis la conception.
Dans ce cas, on consulte une autorité rabbinique.
On n'effectue pas le Pidyone si le père est Cohen ou Lévi
ou si la mère est fille de Cohen ou de lévi.
On n'ajourne pas le Pidyone même si, arrivé le 31ème
jour, on n'a pas pu encore faire la circoncision du fils pour des
raisons de santé. Si on peut le circoncire au 31ème
jour, la bérit mila précèdera le Pidyone.
Si le Pidyone n'a pas lieu le 31ème jour, on doit l'effectuer
après cette date. Si le père n'a pas fait du tout
le Pidyone de son fils, celui-ci aura toujours l'obligation de le
faire lui-même après avoir atteint l'âge de la
bar mitsva.
Le rachat, Pidyone, du premier-né, se réalise parle
le paiement au Cohen de l'équivalent des 5 Selaïm (sicles)
en argent que la torah a fixé à cet effet et que l'on
évalue à 96grammes d'argent, soit sous forme d'objet
en argent ou de tout autre objet ayant cette même valeur,
mais non pas de billets de banque.
Si le Cohen le désire, après le pidyone, rendre
au père l'argent que celui-ci lui a remis, par exemple en
tant que don pour le fils. Mais il est interdit au père de
remettre l'argent au Cohen à condition qu'il le lui rende
après le pidyone ou en comptant qu'il fasse ce geste. Il
est même recommandable que le père remette l'argent
sans aucune arrière pensée et que le Cohen ne le restitue
pas.
Tout Cohen peut effectuer le pidyone. De préférence
on choisit un Cohen Talmid 'Hakaham (savant en torah).
Le Cohen doit, avant le pidyone, demander à la mère
si l'enfant est premier-né et s'assurer également
qu'il n'est pas né par césarienne ou que la mère
n'a pas eu de fausse-couche auparavant.
Le pidyone s'effectue avec une assistance minimale de 10 personnes
(minyane). Le détail de la cérémonie figure
dans les livres de prières.
Avant de remettre l'argent au Cohen, le père dit les bérakhot
suivantes :
Baroukh ata ado-nay elo-hénou mélékh haolam
achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou
al pidyone haben.
(" béni sois-tu éternel, notre d., roi
de l'univers qui nous a introduits par ses mitsvot dans la Kédoucha
et nous a ordonnée le rachat du premier-né ").
Baroukh ata ado-nay elo-hénou mélekh haolam chéhé'héyanou
vékiyémanou véhiguihanou lazémane hazé.
(béni soi tu,.. Qui nous a préservés,
maintenus et nous a permis d'arriver à cette période
de fête).
Après le rachat, le Cohen dit le Kidouch, et on fait ensuite
un repas de fête, la Séoudat mitsva du pidyone qui
selon un dire populaire a la valeur de p-s Yom, de 84 jours de jeune.
Telle est l'importance d'un repas qui accompagne une mitsva.
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