Brit Mila
La mitsva de la mila (circoncision) équivaut en importance
à toutes les autres mitsvot réunies, car elle constitue
une alliance (bérit) entre D. et Israël, et sans elle
le monde n'aurait pas été créé, comme
il est écrit : " si ce n'était à cause de
mon alliance, je n'aurais pas fixé les lois du ciel et de la
terre " (Jérémie 33, 25).
Toute mitsva qu'Israël a accueillie avec joie, comme ce fut le cas de
la mila est observée jusqu'à nos jours avec
joie.
Chaque père a l'obligation positive de circoncire son fils,
ou charger un "mohel" expert mandataire pour le circoncire.
Comme la mila a la valeur d'un sacrifice, il choisira dans ce but
un mohel et un sandak (celui qui tient l'enfant pendant la circoncision)
sincèrement pieux et méritants. Ce dernier en effet,
tient lieu de l'autel lui-même.
Celui que le père n'a pas circoncis a l'obligation lorsqu'il
grandira de se faire circoncire. S'il ne fait sa brit mila il subira
la peine de Carète (retranchement spirituel).
La torah précise : "au huitième jour on circoncision
l'enfant
" (Lévitique 12, 3). Ce serait donc faire
preuve de mépris pour une si précieuse mitsva que
de repousser la circoncision, pour raison de convenance, à
un jour ultérieur. Au contraire, il est recommandé
de célébrer de bon matin, le plus tôt possible
à partir du lever du soleil du huitième jour.
En revanche, il faudra s'assurer que l'enfant est en bonne santé,
autrement on devra retarder la circoncision jusqu'au moment où
il pourra la subir sans danger.
Si l'enfant est né avant le coucher du soleil, ce jour
compte comme premier jour et la bérit mila aura lieu au huitième
jour. Si il est né à la tombée de la nuit (à
l'apparition de trois étoiles moyennes), la brit mila aura
lieu au huitième jour à partir de cette journée
qui vient de commencer. Si la naissance a lieu durant le crépuscule,
on se renseignera auprès de la sage femme sur l'heure exacte
à laquelle la tête du bébé est sortie
et on consultera une autorité rabbinique pour déterminer
le jour de la brit mila. Cette décision est particulièrement
importante s'il s'agit du crépuscule du vendredi soir ou
du samedi soir. Car il n'est pas permis de pratiquer la circoncision
le chabbat que si ce jour correspond exactement, sans aucun doute,
au huitième jour de la naissance. Autrement il y aurait profanation
du chabbat.
Si la naissance s'est produite par césarienne durant chabbat,
la brit mila n'aura pas lieu le chabbat suivant mais sera repoussée
dans ce cas particulier au dimanche. Le mohel prendra soin de se
renseigner au préalable.
Certains Mohalim utilisent aujourd'hui pour circoncire une machine
appelée "Maguen Bornstein". Les plus grandes autorités
interdisent formellement ce procédé, car on accomplit
pas ainsi la mitsva de la brit mila. Le père exigera dans
ce cas une circoncision traditionnelle.
C'est la coutume d'inviter chez soi le soir qui précède
la brit mila, le mohel, le sandak ainsi que des parents et des amis,
pour une cession d'étude de textes du Zohar telle qu'elle
fut instituée par le grand maître Rav 'Hida. L'étude
est suivie d'une Séouda de Mézonot et de fruits. On
entonne des chants en l'honneur d'Eliyahou Hanavi, messager divin
de la brit mila.
Le lendemain, jour de la brit, on prépare un siège
en l'honneur d'Eliyahou Hanavi et lorsqu'on amène le bébé
on proclame :
Zé Kissé Chel Eliyahou Hanavi Zakhor Letov
(voici le trône d'Eliyahou Hanavi de mémoire bénie.)
Le sandak s'assoit sur une chaise différente.
Immédiatement avant la circoncision, le mohel dit la Bérakha
: al Hamila (qui nous a ordonné la circoncision), puis entre
le moment où il coupe et le moment où il retrousse
la peau, le père dit la Bérakha :
Baroukh Ata Ado-nay elohénou mélekh haolam achère
kidéchanou bemitsovtav vétsivanou léhaknisso
bivrito chel Abraham Avinou :
(béni sois-tu
qui nous a par ses mitsvot, introduits
dans la Kédoucha et nous a ordonné de le faire entrer
dans l'alliance d'Abraham notre père).
Puis il dit la Bérakha :
Baroukh Ata Ado-nay elo-hénou mélekh haolam chéhé'héyanou
vékiyémanou véhiguihanou lazémane hazé.
(béni sois-tu
qui nous a préservés,
maintenues et nous a permis d'arriver à cette période
de fête)
Certains ont l'usage de prononcer la première Bérakha
léhakhnisso avant la circoncision. Le père, le mohel
ou l'un de l'assemblée dit ensuite le Kidouch relatif a la
bérit suivi de la nomination du garçon.
La brit mila est célébré par un repas de
fête - Séoudat Mitsva - qui a ne grande importance.
|