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Mariage
FORMALITÉS
Le mariage religieux, qui ne peut intervenir qu'après le
mariage civil, ne peut pas être célébré
le Shabbat ni pendant les fêtes religieuses et le période
de l'Omer. Ce mariage religieux devra être suivi d'une Séouda
Mitsva (repas), cacher bien sûr.
Le bain rituel est obligatoire pour la future épouse.
Le service des mariages remet un bulletin d'inscription. Il faudra
alors, avant d'aller voir le rabbin, se munir des documents suivants
:
- extrait d'acte de naissance
- Kétouba (acte de mariage religieux) des parents respectifs
- livret de famille des parents
- certificat de célibat (seulement pour les ressortissants
étrangers)
Le but est de déterminer s'il y a ou non des raisons pour
s'opposer au mariage religieux, il convient donc, pour éviter
toute contrariété, de s'y prendre au moins trois mois
à l'avance.
Après l'agrément du dossier, le mariage est définitivement
enregistré par le service des mariages et chacun peut alors
s'occuper de l'orgnanisation pratique.
Une préparation au mariage sera organisée pour les
futurs époux, puis, lors de la cérémonie, outre
la Kétouba, on remettra aux époux " Ruth, manuel
de la femme juive " du Rabbin Jean Schwartz qui servira à
inscrire la naissance des enfants et autres événements
heureux.
COUTUMES
Le judaïsme ne prêche pas l'abstinence, mais la continence,
qui vise à discipliner la chair au moyen de Mitsvot, et c'est
dans le cadre de la famille que l'on doit le mieux rechercher la
Sainteté. Le mariage est un idéal, dont l'objectif
est la procréation (" Fructifiez et multipliez-vous,
remplissez la terre " ; genèse, l, 28). Le fait d'emmener
sur terre une nouvelle âme à chaque naissance est une
Mitsva. En effet, d'après le Talmud, la Rédemption
d'Israël n'aura lieu que lorsque les âmes seront venues
au monde.
L'homme doit choisir une femme qui possède retenue, pudeur
et miséricorde et doit toujours veiller à honorer
son épouse car c'est elle qui amène la bénédiction
sur le foyer. L'infidélité est particulièrement
grave, assimilée à un adultère. Fonder un foyer
est ainsi le premier but à atteindre dans la vie d'un homme.
C'est au Moyen Âge que la monogamie fut instaurée,
et ce par le rabbin allemand Rabbénou Guerchom (qui constatait
un état de fait).
Fiançailles
Les fiançailles (Chidoukine) précèdent le
mariage. Autrefois un véritable contrat de fiançailles
(Ténaïm) était rédigé, consignant
surtout les apports mutuels. Ce n'est que dans le rite polonais
que l'usage a été conservé.
Mariage
Le mariage à proprement parler comprend deux actes bien
distincts (mais réunis en une seule cérémonie,
qui a lieu l'après-midi, voire à la tombée
de la nuit), les Eroussine (union), appelés Kiddoucine (consécration)
dans le Talmud, à savoir la remise de l'alliance, et les
Nissouïne (quand les époux se retrouveront dans leur
demeure commune, tout au moins la Houppa, le dais nuptial, et qu'ils
y auront pris un repas en tête à tête).
Le rabbin, qui préside la cérémonie, aura
achevé la rédaction (en araméen) de la Kétouba,
l'acte de mariage religieux, où se trouvent les divers engagements
du marié. C'est par l'acte du Qiniane (acquisition) que le
fiancé officilaise ses engagements : il soulève simplement
un objet (quelconque) tendu par le rabbin (qui représente
alors l'épouse).
Le cortège amène le fiancé sous la Houppa
où il se couvre du Talith. La fiancée vient prendre
place à sa droite, recouverte d'un voile. Le fiancé
va alors bien vérifier qui est dessous, et qu'il n'y a pas
eu substitution, comme lorsque Laban trompa Jacob en lui faisant
croire qu'il épousait Rachel alors qu'il s'agissait de Léa,
la sur aînée (Genèse, XXIX, 15-25).
Le rabbin rappelle au couple ses nouveaux devoirs, prononce une
bénédiction sur le vin (symbole de bonheur et de prospérité)
qui est bu par les fiancés, une seconde pour louer D. Puis
c'est la remise par le fiancé (Hatane) à la fiancée
(Kalla), devant deux témoins religieusement valables, de
la Perouta (autrefois petite monnaie en cuivre, ici il s'agit d'un
anneau, l'alliance). Une fois prononcée la formule "Tu
m'es consacrée par cet anneau selon la loi de Moïse
et d'Israël", l'union, considérée comme
réalisée, ne peut être dissoute que par le divorce.
La remise de la Perouta, qui dans le droit hébraïque
était une méthode d'acquisition de biens immobiliers,
notifie le fait que la femme abandonne son droit à disposer
librement d'elle-même, et passe, avec ses biens, dans le domaine
d'épouse. Le terme de Kiddouchine traduit l'appartenance
exclusive de la femme à son mari, à qui elle est consacrée.
Vient ensuite la lecture de la Kétouba et enfin les Nissouïne
: les mariés se mettent sous le même Tallith, où
ils entendront les sept bénédictions (Chéva'
Bérakhrot), chantées sur une nouvelle coupe de vin
par le ministre officiant (Hazzane), en présence d'un Minian.
Avant de rejoindre leurs proches, ils s'isoleront pour prendre un
léger repas.
Les jeunes mariés vivront alors sept jours de festin, réminiscence
de ceux de Jacob (Genèse XXIX, 28) de Samson (Juges, XIV,
10) et seront reçus par leurs parents et amis comme des hôtes
d'honneur, où on leur chantera à nouveau les sept
bénédictions, toujours en présence d'un Minian.
La nuit de noces sera suivie d'une semaine d'abstinence, comme
la période de Nida.
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