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Éducation des filles
A l'âge de 12 ans révolus, la jeune fille acquiert l'obligation
d'observer les préceptes de la Torah. Avant cet âge,
on l'initie à l'observance de ces préceptes.
Les obligations de la femme sont différentes de celles de l'homme.
Concernant les préceptes positifs, Mitsvot Assé, elles
ne sont tenues à observer que ceux qui ne sont pas limités
par un temps fixe, comme la fixation de la Mézouza, la Tsédaka,
le respect des parents, la récitation de la Téfila,
etc.
Les femmes sont exemptes des préceptes positifs dont l'observance
est limitée à un temps fixe, Mitsvot Assé Chéhazémane
Guémara, comme le revêtement du Tsisit (dont l'obligation
ne s'applique que pendant la journée), la Mitsva de la Soucca,
etc. Font exception la Mitsva de consommer la Matsa pendant Pessa'h,
d'écouter le Kidouch du Chabbat, qui sont également
obligatoires pour la femme en vertu de raisons spécifiques.
Les femmes ont l'obligation d'observer tous les préceptes
négatifs, Mitsvot Lo Taassé, comme par exemple la
défense de profaner le Chabbat et le Yom Tov, lois de Cachrout,
la défense de voler etc. Il existe 365 préceptes négatifs
dans la Torah (qui correspondent aux 365 jours de l'année).
Bien que les femmes soient exemptes de l'étude de la Torah
en général, elles ont l'obligation d'apprendre et
de connaître toutes les parties de la Torah qu'elles sont
tenues d'appliquer, et en particulier toutes les Lois du Choul'hane
Aroukh qui les concernent : à savoir, tous les interdits,
les Commandements positifs dont l'observance n'a pas lieu à
des moments déterminés, et tout spécialement
les Lois relatives aux femmes ou celles dont elles sont spécialement
responsables, comme les Lois de pureté familiale, de décence
dans la conduite et l'habillement, l'alimentation Cacher, etc. Il
est permis à une femme ou à une jeune fille de chercher
à approfondir ses connaissances de sa propre initiative,
d'étudier et de comprendre la Torah, et nous avons des exemples
célèbres de femmes qui se distinguèrent par
leur érudition dans des sujets rabbiniques. Dans le domaine
de l'étude, le mérite principal de la femme consiste
à encourager son mari et ses enfants à s'y adonner
et à pratiquer la Torah. C'est ce mérite qui la conduit
à la vie du monde futur. D'ailleurs le message divin du Sinaï
s'adresse en premier lieu aux femmes, comme il est dit :
"Parle ainsi à la Maison de Jacob (les femmes) pour
communiquer aux enfants d'Israël" (Exode 19, 3) ; car
comme la maman se trouve à la maison, c'est elle qui reçoit
en premier lieu l'injonction de surveiller les études de
ses enfants et de les envoyer régulièrement à
l'école.
Ainsi, le père a l'obligation sacrée d'offrir à
sa fille une éducation juive, pour l'instruire dans l'observance
des Commandements et la préparer à sa vocation de
mère en Israël, responsable de la perpétuation
du foyer juif dans toute sa pureté.
Bien qu'on n'ait pas l'usage de célébrer le jour où
la jeune fille atteint l'âge de 12 ans révolus, Bat
Mitsva, astreinte à l'observance des Mitsvot, elle doit néanmoins
en exprimer sa joie et porter une robe de fête. Si elle a
la possibilité d'étrenner ce jour-là une nouvelle
robe, elle pourra ainsi dire la Bérakha de Chéhé'héyanou
et penser qu'elle fait en même temps cette bénédiction
pour louer le Créateur du mérite d'être dorénavant
associée aux obligations des Mitsvot.
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