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Les
Fêtes
Les fêtes sont des rendez-vous fixés à Israël
par le Créateur (jours de "Sainte Convocation").
Le Shabbat (Lévitique, XXIII,
2) étant cité en tête de toutes les fêtes,
il leur servira de modèle, avec le Kiddouch en introduction
et la Havdala en clôture, les habits et repas de fête,
et bien sûr l'interdiction de travaux profanes, dont la liste
varie selon la fête. Ainsi pour Shabbat il sera défendu
de cuisiner tandis que le Yom Tov (jour de fête) tout travail
indispensable à la préparation des repas sera admis,
dû à l'interprétation du verset parlant de la
Pâque (Exode, XII, 16) : "Le premier jour, vous aurez
une Convocation Sainte, et le septième aussi. On ne fera
ces jours-là aucun travail, cependant ce qui sert à
la nourriture de chacun, et cela seulement, vous pourrez le faire
", tolérance élargie par la Loi orale à
l'utilisation du feu (pas son allumage, cependant), et au transport
d'objets du domaine privé dans le domaine public (et le contraire).
L'exception dans l'exception est le Kippour considéré
comme le Shabbat des Shabbat, jour de jeûne et de repos absolu.
Les fêtes, à la différence
du Shabbat qui revient chaque semaine, doivent être proclamées
: "Voici les fêtes que vous proclamerez en leur temps"
(Lévitique, XXIII, 4).
Autrefois des guetteurs, postés
sur un observatoire proche de Jérusalem, attendaient la nouvelle
lune et alertaient le Sanhédrin (Tribunal suprême)
qui annonçait alors solennellement le début du nouveau
mois, permettant, du coup, de connaître les dates des différentes
fêtes. A cette fin des messagers sillonnaient la Palestine
et certaines communautés de la Diaspora. Cependant celles
trop éloignées (ne pouvant être atteintes dans
les dix jours) ont dû se résoudre à célébrer
deux jours consécutifs la même fête afin d'être
sûres d'éviter toute profanation. Cette coutume a été
conservée, ce qui explique que les communautés juives
extérieures à la Palestine observent ce " deuxième
jour de fête des exilés " (Yom Tov chéni
chel galouyoth), à savoir le deuxième et huitième
jour de Pessah, le deuxième de Chavouot, le deuxième
et neuvième de Souccoth.
Les fêtes sont réparties
en deux grands groupes :
D'une part les trois fêtes de
pèlerinage, qui avaient jadis lieu à Jérusalem
(Chaloch Regalim), ainsi nommées parce qu'elles étaient
un appel au Temple, en hommage à Dieu, commémoration
de trois des épisodes les plus importants de l'histoire,
la sortie d'Egypte (la Pâque), la Promulgation de
la Loi (la Pentecôte) et la traversée du désert
sous la protection divine (les Cabanes). Comme elles correspondent
aux périodes les plus significatives de la vie agricole (printemps,
moisson et fin de la récolte), le côté festif
s'en trouver encore renforcé.
D'autre part celles, austères,
de Roch Hachana et de Kippour, "Jours Redoutables"
(Yamim Noraïm), qui imposent la gravité.
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